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Secrets de... Pignans

Départ : Place des écoles (Parking).
Distance : 1,3 km

Le nom de Pignanum apparut dans les archives médiévales en 1039. A partir de 1080, une collégiale y fut attestée et une bulle papale (acte d’authentification) de 1152 signale son importance.

Le Chapitre des Chanoines de Pignans, soumis à la règle de St Augustin, avaient des dépendances dans beaucoup de prieurés de la région.
Dès le 12ème siècle, les seigneuries de Besse et de Gonfaron étaient passées entre les mains des moines seigneurs de Pignans. Signe de cette richesse, les procès qui émaillèrent le moyen âge comme celui qui opposa les Augustins de Pignans aux Cisterciens du Thoronet à propos de l’occupation d’un monastère sur l’île de Porquerolles. Cette puissance pourrait trouver son origine dans l’antiquité.
Des fouilles, quartier Berthoire, ont permis d’identifier Pignans comme un vicus routier, agglomération située sur une voie. Au 1er siècle de notre ère celle-ci reliait Forum Voconii (à proximité du Cannet des Maures) à Telo Martius (Toulon). Au lieu de disparaître, cette agglomération aurait traversé le désordre du haut moyen âge favorisant ainsi son hégémonie au moment du renouveau de la Provence au 11ème siècle.

A la fin du 17ème siècle, Louis XIV décida d’unir la prévôté de Pignans au séminaire royal de Toulon tenu par les jésuites. En 1717, la prévôté fut rétablie dans ses droits et son rayonnement se poursuivit jusqu’à la vente des biens de l’église en 1791.

Grâce à une hydrographie exceptionnelle, une petite industrie liée à l’eau s’est développée au cours du 18ème et du 19ème siècle. Durant cette période, Pignans dut sa prospérité à ses fabriques de papier et de martinet en cuivre et à ses moulins (farine et huile). Le liège fut également exploité, le village comptera jusqu’à quatre bouchonneries.

Village de plaine dominé par les 768 mètres de Notre Dame des Anges, Pignans a conservé de son prestigieux passé des ruelles sinueuses enjambées de voûtes.

Itinéraire Départ