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Pierres sèches

Les Cabanes et autres vestiges en pierre sèche sont présents partout en Provence, de la frontière italienne au Rhône. On en trouve dans tout le département du Var et bien entendu dans le Centre Var. Ces vestiges datent pour la plupart des XVIIème/XVIIIème siècles et surtout du XIXème siècle.

Par contre, la technique de la voûte en encorbellement des cabanes en pierre sèche remonte à l'âge du bronze (-2000 av. J.C. environ) et a été reprise à différentes époques jusqu'au XIXème siècle.

Les restanques sont les vestiges les plus nombreux car ils attestent d'une agriculture dite "en terrasses" qui était importante à ces époques. On la retrouve dans tout le bassin méditerranéen.
Dans les collines, on trouve également des clapiers, des apiès ou murs à abeilles qui se composent de plusieurs niches destinées à abriter du vent et de la pluie les ruches en écorces de liège, des fours à chaux, à poix , à huile de cade, des aires de battage de blé...

La cabane en pierre sèche est le vestige le plus répandu du Centre Var. Elle se rencontre uniquement en terrain calcaire. C'est pourquoi, les Arcs/Argens, Besse/Issole, Cabasse/Issole, Flassans/Issole et Le Thoronet comptent les plus beaux spécimens construits entièrement en pierres, sans ciment, ni liant, comme les "Bories" du Lubéron.
Dans le Centre Var, la cabane est plus petite et voûtée, en encorbellement quand elle est ronde ou en "carène renversée" lorsqu'elle est rectangulaire (ce qui est plus rare). Elle peut être carrée extérieurement et ronde à l'intérieur. A l'intérieur, dans la pièce, on trouve des niches et rarement des fenestrons. La porte est généralement basse afin de conserver la fraîcheur en été et la chaleur en hiver.

La cabane ou l'abri de restanque étaient des abris temporaires pour les cultivateurs et non des habitations sédentaires. Elle était destinée au berger lorsqu'on trouve à coté un enclos à moutons. Dans ce cas elle fait partie d'un jas.

Aujourd'hui ces vestiges ruraux construits sur les restanques ont été envahis par la forêt et leur inventaire a été entrepris depuis qu'une association départementale s'occupe de répertorier et le cas échéant de les restaurer.

Eric KALMAR